04 juillet 2007
MAITRE DAN PROFESSIONNEL
"
J'ai bien reçu ton message, Je suis un maître professionnel. Si tu désires aller
plus loin, prends donc la peine de répondre au questionnaire joint. La
précision, la sincérité et le soin que tu apporteras à tes réponses
constitueront le premier hommage que tu me rendras. En effet, il est primordial
pour moi de connaître aussi bien tes préférences que tes dégoûts, tes limites,
tes attirances, ainsi que tes appréhensions?infiniment intéressantes. Si tes
réponses vont dans le sens qui me convient, je reprendrai contact avec toi pour
te préciser mes conditions et fixer éventuellement un rendez-vous. Voir ma photo
sur mon blog : ( là un lien vers un site payant) . Tu peu aussi rejoindre mon groupe sur yahoo... Cliquez sur le logo pour vous
inscrire à maitredan
- et une suite de liens vers des sites payants...
"
Et voilà....
Le "maitre dan" de mes deux qui tente de se faire de la publicité dans mon blog à la rubrique "commentaires"....
Il n'a jamais reçu de message de ma part....
Je ne sais pas dans quelle école il a réussi à décrocher son diplôme de "maître professionnel" mais bon... à mon avis, il ne doit pas faire fortune pour en être à mendier à ma porte ! (donnez moi l'adresse d'une école sérieuse, à ce propos).
Bon ça c'est le commentaire destiné aux personnes à qui j'ai envie de laisser croire à ma naïveté.
Bien évidemment, il est hors de question pour moi d'accepter des messages vers des sites payants.
Mais je tenais à pointer là, le type de message que je reçois assez régulièrement à des fins vénales. (Comme si en plus de tomber sur un con, il fallait payer !!!).
J'ai apporté la précision, la clareté, la sincérité et le soin attendu à ma réponse qui constitue le premier et le seul hommage que je concède à ce maître vénal de mes deux : il n'a plus qu'à rentrer gentiment chez lui la queue sous le bras et mon doigt dans le cul ! Tout le plaisir est pour moi.
A prendre avec le sourire et à traiter comme un virus, à mon avis, le site pointé vous offre espions, spy et autres gentillesses du même acabit que je vous épargne.
Cordialement
Cunégonde
06 septembre 2006
Fourrures
" Bonjour,
J'ai bien compris que la fourrure ne vous attire pas. Je me demande pourquoi ?? c'est pourtant joli et très doux...
Vous qui êtes une adepte du SM vous devez connaitre le livre " la vénus à la fourrure" de Léopold Von Sacher Masoch qui est à l'origine du masochisme. Connaissez vous ????"
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Je comprends votre désarroi face à mes goûts. Non, je n’ai pas lu livre que vous me conseillez. Bien sûr, je sais que le mot « masochisme » est directement issu du nom de son auteur. Je sais aussi que ce mot revêt bien des significations, allant de la pathologie pour un psychiatre à un art de vivre dans la douleur pour de fervents pratiquants en passant par les diverses confusions qu’on s’y autorise mêlant, soumission, domination, fétichisme, etc…
La fourrure à elle seule ne m’éveille à aucun émoi et vous vous demandez pourquoi. Sans doute tout simplement parce que je ne suis pas « fétichiste » et la matière en elle-même n’est porteuse d’aucune excitation particulière. Si je vois entrer fourrure, latex, cuir, duvet au cours de mes jeux, je saurais en profiter, bien sûr, mais la matière seule ne saura en aucun cas m’apporter le plaisir que je recherche et ne sera donc jamais une nécessité.
Quand à lire Masoch, hormis le fait d’ajouter à ma culture générale, je n’en vois pas l’intérêt dans le cadre de ma vie intime. Comme je le revendique souvent, je ne suis pas SM, et surtout, surtout, il est hors de question pour moi de « calquer » à un modèle. Je vis mes orientations avec ma personnalité, mes désirs, mes fantasmes, mes affinités, mes sensibilités.
J’ai trouvé entre mon époux et mes partenaires les complices qui me permettent de vivre une sexualité qui, faute d’être « conforme » à ce que voudrait véhiculer de « normatif » un monde BDSM se voulant détenteur de vérités, un équilibre de vie dans lequel chaque composant trouve le bonheur de vivre l’exploration de ses fantasmes dans le respect de chacun.
Cunegonde
31 août 2006
Pas soumise, mais dominée.
J’ai souvent du mal à faire comprendre la nuance.
Je dis souvent que je ne suis pas soumise mais que j’aime être dominée. Beaucoup pensent que c’est la même chose. Or pour moi, c’est totalement différent.
Etre soumise, selon moi, est un acte de volonté parfaitement contrôlé par la personne qui choisit son état et qui choisit aussi son partenaire. Pour la personne soumise dans ses conditions, il n’est pas besoin pour elle d’avoir un véritable dominateur pour complice de jeu. Il lui suffira que la personne calque à ses fantasmes et c’est d’ailleurs souvent ce qu’il se passe. Les rôles sont distribués. C’est dans ces conditions là que la personne soumise reste maîtresse de jeu.
A l’inverse, être dominée n’est pas un acte de volonté, mais le résultat logique du « travail » d’un(e) dominateur(trice). Etre dominée, ce n’est pas avoir « la volonté de se soumettre » mais c’est avoir en face de soi une personne qui force l’admiration, le respect, qui inspire confiance, insuffle énergie et vitalité, une personne à qui on a envie de remettre son intimité, son âme, son « intérieur », sa personne. Etre « dominée » pour moi, c’est savoir que ce « dominant » possède la vérité de son « soi ».
Il a su allier respect, confiance et authenticité pour véritablement faire de moi, non pas une soumise servile et asservie, mais au contraire, une femme accomplie, guidée, policée, modelée pour l’exacerbation de plaisirs intenses trouvés dans l’exploration d’un monde toujours à découvrir.
Il est grand, il est fort, il est intelligent, il est élégant, cultivé, séduisant. Il a la force tranquille de la sagesse. Il est d’humeur constante, d’une patience d’ange. Il sait me calmer, il sait sourire de mes « colères », il sait jouer de mes impatiences, il sait tolérer, il sait…
Il se reconnaîtra.
Je ne suis pas soumise, mais assurément, il me domine.
Cunégonde.
27 août 2006
Tu leur fais quoi, à tes soumis ?
Cliquetis de chaînes, froissement de satin, lanières de cuir, parfums sulfureux, , ambiance humide d'une cave bordelaise et chatoiements de velours. Des chuchottements, quelques cris étouffés aux rythmes des claquements de mon fouet ou des gouttes cire coulant gracieusement sur le bas de son dos. Il est à genoux, supplicié, le front contre le sol, à me jurer par tous les grands dieux de la supériorité définitive de la femme. Mon corset de cuir met en évidence ma poitrine oppulente, il peut admirer mes cuissardes qui luisent le long de mes cuisses, mon loup de velours masque mon visage, le fouet que je tiens à la main complète ma panoplie...
STOOOOOOOOOOPPPPP !!!!!!
On s'y croirait, bon, excusez moi, c'était un rêve. Je ne suis pas "ça". Non que je conteste ce type de mise en scène qui est sûrement très intéressant dans une relation construite au fil des années et devient un piment parmi d'autres, mais la "domination" pour moi ne se "réduit" pas à la simple expression d'un scénario. Je n'ai pas nécessairement le sentiment de "dominer" quand je me trouve dans la scène, justement. De plus, je n'ai pas de réel plaisir à répondre aux attentes d'un soumis. Je suis toujours un peu "paumée" quand on me demande "tu leur fais quoi, à tes soumis ?". Comme si il suffisait de juxtaposer des "techniques" pour "dominer". J'avoue que dans la pratique "ce que je fais" en terme de "jeux" me paraît bien secondaire.
J'ai par contre réellement le sentiment de dominer quand je perçois le pouvoir que j'ai sur un homme dès l'instant que je le tiens par "les couilles". Excusez-moi cette expression triviale, mais elle est bien l'image de ce que je veux traduire. J'ai très tôt compris qu'un homme quelqu'il soit devient un mouton docile ou un fauve manipulable à souhait dès l'instant qu'on obtient chez lui une érection ou simple excitation. Il le sait d'ailleurs et c'est justement pour cela qu'il a besoin de la confiance totale de la femme à qui il remettra son "laisser-aller". J'aime réellement dominer et pour cela j'ai une nette préférence pour les hommes qui ne sont pas naturellement soumis. La plus grande difficulté est de gagner cette confiance, obtenir ce laisser-aller complet, devenir la garante d'une sécurité autour des plaisirs à découvrir sans limite pour lui, consciencieusement protégé par moi. Quand un homme me confie sa sécurité, alors oui, là j'ai le sentiment de dominer. Je n'ai pas besoin de cuissarde, de fouet, de liens, de donjon, de chaînes ou de spectateurs pour cela.
Ceci dit, tous ces accessoires peuvent être des gadgets très utiles à introduire petit à petit dans les jeux et me permettent effectivement souvent d'alimenter une imagination bouillonnante.
Cunégonde
23 août 2006
Fossé
Dans mon précédent post, j'expliquais comment progressivement une relation bdsm pour s'établir, selon moi. Pourtant, il existe bien une "deuxième voie". En effet, comme beaucoup, je fréquente des "tchatches" ou des salons de discussions "spécialisés". Et là, effectivement, les choses se compliquent un peu, pour des raisons simples en fait.
Un peu naïvement, je fréquente ces lieux pour pouvoir aborder des sujets qui pourraient être choquants ailleurs. Or il existe deux types d'utilisateurs de ces tchatches. Le premier, les personnes à la recherche de partenaires de jeux sexuels : libertins, échangistes, mélangistes, homo, soumis, maso, dominants, sadiques, fétichistes, bondagiste et je dois en oublier.... Le second type, les personnes qui veulent aborder un sujet de conversation qui seraient choquant d'aborder ailleurs. Et entre ces deux mondes, un large fossé d'incompréhension...
18 août 2006
Mes orientations BDSM
Mon petit coup de gueule d'hier étant passé, cette petite anecdote me donne encore l'occasion de redire ce que je suis, au risque d'être taxée de « fantasmeuse » par les personnes que ça dérangent. Quelle importance, d'ailleurs ?
Le BDSM n'est pas une priorité vitale pour moi. Je m'en passe très bien quand mes partenaires ne sont pas disponibles. Je vis mes orientations au gré de ma vie, de mes rencontres, avec une constance et une stabilité que j'affectionne. Privilégiant la qualité à la quantité, je ne suis pas encline à l'échangisme et je n'ai pas l'intention de fréquenter les boites privées. Je préfère de loin l'intimité. Je ne suis pas non plus « multipartenaires » et je suis incapable de prestations ponctuelles ?
Comment se passe mes rencontres dans ce cas, pourrait-on se demander ?
Je me propose de le résumer en quatre étapes :
Première étape :
Il s'agit des relations simples, voisinnage, bureau, rencontres de hasard, tchatches quelconques. Seule la facette publique de ma personnalité est dévoilée. Je rencontre une personne au hasard, dans n’importe quel contexte, de n’importe quel milieu, discussions à bâtons rompus. Le plaisir de se voir, se revoir, s’apprécier mutuellement se confirme. Affinité, camaraderie, respect mutuels sont les premiers paramètres à vérifier.
Deuxième étape :
Il s'agit de relations plus intimes, environnement familier, msn familial, amitié établie , ostentatoire. Aux précédents paramètres, s'ajoutent la confiance, les premières confidences, une meilleure connaissance de l'autre. Le plaisir de se voir se confirme. Une tendre complicité nait.
Troisième étape :
Il s'agit de relations encore plus intimes, de confidentialité, msn confidentiel, vie privée. Je dévoile mes orientations, les conventions de couple avec mon époux. L'attirance physique, la dimension affective est suffisante pour aller au-delà de simples rapports de camaraderie : sans aller dans une dimension « amoureuse » les rapports charnels sont affectivement envisageables. Une commune recherche de plaisirs charnels est possible.
Quatrième étape :
La dimension bdsm est abordée, jeux, explorations, découvertes, recherches de plaisirs inconnus. Dans les apparences, rien n'est différent de l'étape précédente pour les non initiés. La confiance est totale, toutes les zones d'ombres sont levées, tous les sujets sont abordés. Il n'y a jamais d'agressivité, jamais de mépris. L'évolution de la relation se fait dans un partenariat qui préserve la vie de chacun. La stabilité de la relation est à tout épreuve, garde en permanence sa couleur sympathique, sereine et agréable. Chacun est le garant de la tranquillité de son partenaire. C'est dans cette dimension que les véritables jeux de soumission, domination, humiliations sont possibles.
Voilà comment se construisent pour moi ces relations BDSM. Relations de vie « normale ». Je suis au final d'une banalité affligeante dans ma « déviance ». Pas de rencontre ponctuelle, pas de club privé d'échangistes ou autres, pas de "donjon" avec pignon sur rue. Mais au contraire, une intimité choisie, des relations de qualités, un réseau de connaissances sérieuses, saines, équilibrées, posées, réfléchies, cultivées et surtout discrètes que je ne manque pas de saluer au passage, elles se reconnaîtront.
Non, je n'ai pas envie faire l'étalage de mes prestations en boite de nuit, non, je n'ai pas envie de décrire mes pratiques, non je ne suis pas prête à dominer l'homme de passage dans ma ville le week-end prochain de 15:45 à 17:38. Ma présence sur certains sites spécialisés n'est pas motivée par une course à la performance ou une recherche de partenaire.
Mais j'aime pouvoir discuter avec qui me comprend de ce qui me poussent à vouloir fesser les hommes que j'aime. Je suis heureuse chaque fois que je croise des personnes initiées ou pas qui acceptent d'échanger avec moi au sujet de ces orientations sexuelles bien particulières. Il ne s'agit pas pour moi d'apporter les « preuves » de ce que je suis ou pas... ce genre d'exercice me paraît bien futile et très éloigné de la véritable finalité des sites spécialisés BDSM. Il s'agit au contraire pour moi d'évoluer parmi un public capable d'aborder des sujets de discussion que je ne peux pas aborder n'importe où.
Il ne s'agit pas pour moi de rechercher des partenaires, je les ai déjà.
Cunégonde.
17 août 2006
La rabatteuse de boite de nuit.
Soupirs... longs soupirs.... C'est avec un peu de tristesse que je reprends la plume. Triste parce qu'une fois de plus c'est pour y faire part de mon agacement sur le comportement de certaines personnes.
Raisons simples, sans doute trop communes car récurrentes. J'ai toujours un peu de mal à comprendre que dans un milieu BDSM, les personnes qui se targuent d'être des « vrais » soient si peu tolérants, manquent autant de discernement. Comment ne pas être irritée par une pipelette hystérique qui s'autorise à vous injurier dès le premier contact persuadée d'être correcte parce qu'elle utilise le vouvoiement pour le faire ? Comment ne pas être agacée par une nana à l'esprit si étriqué que pour elle, il n'existe pas d'autre solution aux pratiques BDSM que la boite d'échangistes pour homosexuels et lesbiennes (pompeusement renommée « donjon » à l'occasion) ? Comment accepter que dans un milieu qui se devrait être un exemple d'ouverture d'esprit puisse se réduire dans certains cas à ce conformisme navrant ? Pour cette rabatteuse pour boite de nuit qui n'a pas réussi à me convaincre de l'utilité de fréquenter son club, il lui a été plus simple de me traiter de « pauvre idote » ... Je n'ai pas trop apprécié...
Cunégonde
09 juillet 2006
discussions
Ce matin, discussion sur un salon "chateau d'eau". Je continue d'aimer ces tchatches, même si souvent ils ressemblent davantage à des rings de boxe que des salons d'échange de points de vue. Beaucoup y viennent dans l'espoir d'y faire la rencontre miraculeuse, trouver le ou la partenaire d'un jour ou de toujours. Et parfois aussi, on a le bonheur d'y échanger en toute simplicité, sans animosité, juste pour donner son point de vue, sans chercher ni à convaincre son auditoire, ni a défendre avec véhémence ses opinions, mais simplement pour exposer et argumenter ses idées autour d'un sujet qui rassemble et divise aussi tant de monde.
Ce matin, en plein salon de discussion, un homme m'aborde "je suis de passage dans ta ville, la semaine prochaine, je t'offre un resto, simple, car je n'ai pas l'intention de perdre du temps à table, on aura mieux à faire après..." Je ne suis pas surprise par ce genre d'abordage ("sabordage" devrais-je dire), ils sont courants. Il espérait quoi ? Que je mette à sa dispositon mes orientations sexuelles ? Bref, je n'ai même pas trop tenté de lui expliquer qu'il était préférable pour lui de s'adresser à une professionnelle pour les prestations de service ponctuelles...
Quoiqu'il en soit, cet intermède a été l'occasion de démarrer une discussion de salon fort intéressante. Une jeune femme s'interrogeait sur les motivations des personnes qui partiquent des jeux sexuels "déviants". Plusieurs personnes ont participé. Pour ma part, ça m'a permis de réexpliquer une énième fois que personnellement, la pratique du bdsm n'est pas du "libertinage", mais simplement une "déviance sexuelle" contrôlée dans laquelle mon plaisir se trouve exacerbé. Pour autant, comme les autres, (ou comme les vanilles, dirait-on avec une pointe d'ironie), je suis avant tout motivée par un investissement important. J'ai toujours du mal à comprendre qu'on puisse me proposer une séance comme à une professionnelle. J'ai besoin d'être amoureuse pour éveiller ma libido et la pratique de bdsm n'a aucun correspondance en dehors d'un couple construit. Je ne partique pas pour "pratiquer". Par contre, quand je suis amoureuse, très rapidement, mes instincts, (mes déviances ?) m'amène à vouloir appliquer des gestes qui dépasse parfois le souhait de mon partenaire. Mon époux, hélas, n'a jamais souhaité être fessé...
Je suis souvent agacée, quand sous prétexte de m'afficher adepte de jeux sexuels "hors normes" (le sont-ils vraiment ?), on m'aborde comme "coquine patentée", nymphomane et constament à la recherche d'amants, prête à m'allonger à la demande. Agacée aussi, que sous prétexte de liberté sexuelle, de modernité et de féminité libérée, on attende de moi que je puisse trouver un quelconque plaisir à voir un type que je ne connaitrais ni d'Eve, ni d'Adam se masturber dans mon vagin. Car, c'est bien de cela qu'il s'agit quand un homme propose un resto vite fait alors qu'il est de passage dans sa ville.
Les hommes qui savent comprendre cela, n'ont aucun mal à trouver la partenaire soumise ou domina qui leur convient. Car, hormis dans les milieux vénaux, quelque soit la pratique sexuelle, elle ne saurait se passer d'un investissement affectif.
Cunégonde.
06 juillet 2006
De retour
Après quelques semaines d'absence, je reprends la plume, au gré de mes vécus. Et une fois n'est pas coutume, comme je manque d'inspiration, la photo promise à Bulgroz que je retrouve avec toujours un plaisir grandissant.
Et une petite strangulation que j'affectionne particulièrement.

Avec toute mon affection, très cher.
Cunégonde.
06 mars 2006
Fantasmes...
Reçu, ce matin, dans ma boîte à lettres :
" bonjour, aillant bien pris conscience de tes attentes je me permet de te proposer mes services car je suis jeune black avec les idée pleins la tete et surtout attiré par les femmes d'ages car comme le bon vin la pluspart des femmes se bonnifie avec le temps et c'est tout simplement ce me motive je propre polie et respectueux salutation à vous et à votre mari à bientot jesper. "
Bon, je sais, je ne suis certainement pas la seule à recevoir ce genre de proposition mais celle-ci me donne envie de la disséquer. J'ai laissé en l'état l'orthographe pour respecter le pittoresque. Si j'en crois ce jeune homme, il a bien compris mes attentes et me propose ses services...
Or, il se trouve que j'ai bien dit que j'ai déjà à mes pieds plus de monde que je pourrais m'occuper et que je ne suis pas à la recherche de partenaire. Ce jeune homme n'a donc lu sur mon annonce que ce qu'il avait envie d'y lire. C'est le propre des fantasmeurs. Dans sa tête, il rêve que j'attends quelques services de sa part : il a bien compris mes attentes supposées. Par contre, il me met au courant des idées qu'il a plein la tête et surtout de son goût pour les femmes mûres. Petit passage de flatteries maladroites qui consistent à comparer les femmes à une bouteille de Bordeaux. Et voilà, l'affaire est dans le sac... Hélas, le jeune a simplement omis de vérifier mes propres goûts. A quoi fallait-il s'attendre puisque de toute façon, il est dans son fantasme et n'arrivera pas à en sortir pour se mettre en face d'une réalité tout autre que celle à laquelle il rêve.
Bien, ceci dit, il est correct, poli, délicat, du moins le pense t'il. Le problème, c'est qu'il ne suffit pas d'être poli, correct et délicat pour voir ses fantasmes brutalement devenir réalité. Comment faire comprendre à tous les soumis ou autre, qu'il est préférable d'aborder les femmes dans leur réalité et non dans l'aspect imaginaire dans lequel ils nous souhaitent ? Comment leur faire comprendre que ça n'est pas en étant eux-mêmes figés dans un monde imaginaire qu'ils arriveront à réaliser leur fantasme ? Ce post n'a pas pour objet de "ridiculiser" le jeune qui m'a envoyé ce mail, mais pour aidé les hommes à mieux cibler leur objectif s'ils veulent avoir une chance d'aboutir. Avant toute chose, je pense qu'il serait préférable qu'ils abordent les femmes avec plus de circonspection en étant attentif non pas à l'objectif qu'ils se sont fixé mais bien en étant attentif aux attentes de la personne à qui ils s'adressent.
Bon.. je ne sais pas si ça fera avancer le schmilblick, mais si ça pouvait aider...
Cunégonde.
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